Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé aux associations de victimes du Mediator la mise en place d'un fonds public d'indemnisation, a indiqué à l'AFP le président de l'Association d'aide aux victimes du Mediator et de l'Isoméride (AVIM), Dominique Courtois.
Ce fonds concernera "toutes les victimes du Mediator, sans distinctions", a précisé M. Courtois, à l'issue d'un entretien téléphonique entre le ministre et les représentants des associations. Il doit être mis en place avant l'été, a-t-il également indiqué, se félicitant de cette décision réclamée depuis plusieurs mois par l'AVIM. Le ministère de la Santé a pour sa part indiqué qu'un communiqué allait être publié dans la soirée.
L'entretien téléphonique du ministre avec les représentants des associations faisait suite à d'ultimes négociations entre les laboratoires Servier et Claire Fabre, présidente de la Chambre commerciale de la Cour de cassation et chargée par le gouvernement des négociations avec le groupe pharmaceutique fran?ais. Le Mediator aurait fait en 33 ans entre 500 et 2.000 morts, avant d'être retiré du marché fran?ais en novembre 2009. Plusieurs centaines de plaintes ont été déposées dans ce dossier.
bell and ross montres
dimanche 24 avril 2011
lundi 18 avril 2011
Une banque postale anti-braquages
Un bureau de poste en Seine-Saint-Denis a été rénové. La rumeur dit que ce serait pour des raisons de sécurité. Proche d’une grande cité, le bureau en question, qui abrite une Banque postale, a souvent été l’objet de plusieurs braquages. La direction, craignant visiblement d’autres hold-up, a pensé à un nouveau concept pour l’établissement : un bureau sans argent. L’office postal s’est donc refait une beauté : les espaces sont beaucoup plus clairs et accueillant qu’auparavant. On y trouve des stands ci et là (qu’on appelle des ? ilots ?). Et aussi, un employé chargé de diriger les clients en fonction de leurs demandes et opérations à réaliser.
Béatrice, 42 ans, fonctionnaire depuis 20 ans à la Poste, explique : ? C’est une très bonne idée, aussi bien pour les employés que pour les clients, qui a été prise. C’est un bureau où nous n’avons ni guichets ni sortie d’argent. ? Un espace qui protège les employés ? ? Oui justement, ils sont très protégés. Et quand les clients veulent faire des versements ou des retraits, ils doivent impérativement passer par un distributeur. ? Ce nouveau dispositif est censé éviter les tentatives de braquages, et leurs conséquences : employés sous le choc, dépressions, suicides…
Des employés du bureau de poste ancienne manière qui ont subi des braquages, à main armée parfois, Béatrice en connait. Sa s?ur, par exemple, postière aussi, qui en a été victime à trois reprises. ? Elle a connu la peur, elle était traumatisée, elle a fait une dépression pendant un an et demi ! ?
Ces mesures de sécurité mises à part, le nouveau design de cette banque postale du 93 a pour but de ? rendre les clients plus autonomes, et puis nous ?a nous permet de faire de l’accueil ou de la vente de produits, autre chose que de l’assistanat en somme ?. Mehdi, 29 ans, qui travaille depuis peu à la Banque postale, juge la rénovation utile dans la mesure où cela permet aux employés de diriger les clients vers ce qu’ils appellent les ? automates ?. ? C’est plus efficace pour nous, pour les clients, poursuit Béatrice. Comme les contacts avec ces derniers sont désormais la norme, sans la barrière qu’étaient les anciens guichets vitrés, les tensions se sont apaisées. Le client est pris en charge dès l’entrée du bureau et se sent « reconnu ». ?
A propos de sécurité, Mehdi dit conna?tre également des personnes qui ont été victimes de braquages, ? je croise les doigts pour que cela ne m’arrive pas ?. ? Les attaques sont choses fréquentes, surtout ici dans le 93. Tant qu’on en reste au niveau des menaces verbales pour soutirer un peu d’argent, j’ai envie de dire ?a va, mais c’est différent quand c’est des coups de cross. ?
Silvia Sélima Angenor
corum montres
Béatrice, 42 ans, fonctionnaire depuis 20 ans à la Poste, explique : ? C’est une très bonne idée, aussi bien pour les employés que pour les clients, qui a été prise. C’est un bureau où nous n’avons ni guichets ni sortie d’argent. ? Un espace qui protège les employés ? ? Oui justement, ils sont très protégés. Et quand les clients veulent faire des versements ou des retraits, ils doivent impérativement passer par un distributeur. ? Ce nouveau dispositif est censé éviter les tentatives de braquages, et leurs conséquences : employés sous le choc, dépressions, suicides…
Des employés du bureau de poste ancienne manière qui ont subi des braquages, à main armée parfois, Béatrice en connait. Sa s?ur, par exemple, postière aussi, qui en a été victime à trois reprises. ? Elle a connu la peur, elle était traumatisée, elle a fait une dépression pendant un an et demi ! ?
Ces mesures de sécurité mises à part, le nouveau design de cette banque postale du 93 a pour but de ? rendre les clients plus autonomes, et puis nous ?a nous permet de faire de l’accueil ou de la vente de produits, autre chose que de l’assistanat en somme ?. Mehdi, 29 ans, qui travaille depuis peu à la Banque postale, juge la rénovation utile dans la mesure où cela permet aux employés de diriger les clients vers ce qu’ils appellent les ? automates ?. ? C’est plus efficace pour nous, pour les clients, poursuit Béatrice. Comme les contacts avec ces derniers sont désormais la norme, sans la barrière qu’étaient les anciens guichets vitrés, les tensions se sont apaisées. Le client est pris en charge dès l’entrée du bureau et se sent « reconnu ». ?
A propos de sécurité, Mehdi dit conna?tre également des personnes qui ont été victimes de braquages, ? je croise les doigts pour que cela ne m’arrive pas ?. ? Les attaques sont choses fréquentes, surtout ici dans le 93. Tant qu’on en reste au niveau des menaces verbales pour soutirer un peu d’argent, j’ai envie de dire ?a va, mais c’est différent quand c’est des coups de cross. ?
Silvia Sélima Angenor
corum montres
lundi 11 avril 2011
Loin des plages turques - Tunceli
Paris-Istanbul : 3h30 de vol, Istanbul-Elazig : 1h15 dans les airs, puis Elazig-Tunceli : 2 heures de route. J’ai bien cru que je n’arriverais jamais. Comme chaque année, pour un peu plus d’un mois de vacances, j’ai pris la direction de cette province kurde de Turquie. Papa y est né. Il l’a quittée à 21 ans pour un voyage sans retour vers la France. Moi, au même age j’y passe mon été, et perso, j’ai bien vérifié que papa avait les billets de retour.
Je suis méchante, Tunceli j’aime y passer l’été. D’ailleurs cette année c’était le grand luxe, j’ai échappé aux 19 heures de cars qui me font normalement parcourir Istanbul-Tunceli avec bien évidemment une gentille Nene (grand-mère) bien malade en voiture assise à mes c?tés. Soyons clairs, exit les palmiers et les plages de sable blanc. Izmir, Bodrum et Antalya, c’est toujours pas mon tour. Pour moi c’est plut?t les vacances à la Indiana Jones où t’as intérêt à préparer ta gourde. Quarante degrés, des montagnes asséchées à perte de vue, des inek (vaches) qui errent, et le va et vient des dolmus (mini-bus).
Ah, ces dolmus. Il y en a pour tous les go?ts. Pour 1 lira (50 centimes d’euro) vous en prenez plein les yeux et en plus celui-là il se la joue pas RATP, il s’arrête où vous voulez. Mon préféré, c’est celui que j’arrive à attraper pour aller à la piscine. Un modèle de déco absolu. La règle : plus il y a de couleurs mieux c’est. De l’extérieur, rien d’extraordinaire. Mais une fois la marche gravie, c’est le feu d’artifice. Et que j’te sors la moumoute teintée en vert fluo pour l’occasion. Et que j’t’en colle sur le tableau de bord, et que j’t’en remets un petit peu partout où je peux : le frein à main, le levier de vitesse. Mais attention, la teyze (tante) du s?f?r (chauffeur) ou sa anne (maman) a veillé à lui broder des pompons rose fluo. On en oublierait presque que la peau vient tout droit du mouton sacrifié à Düzgün Baba (lieu saint perché dans les montagnes de Tunceli où l’on fait des sacrifices) quelques jours plus t?t.
Mais c’est pas tout. Pour 1 lira il vous en faut plus. Alors les fausses fleurs tapissent les parois du bus. Pailletées, fluorescentes, tous les modèles sont en expo. Mais un dolmus qui se respecte n’est rien sans le fameux Nazar boncuk, l’?il bleu qui protège du mauvais ?il. Plaqué partout où c’est possible, vous êtes ainsi protégé. Et si la superstition persiste, pas de soucis, sur les portes arrières du mini-bus un ? Allah korusun ? (? Dieu vous protège ?) complète la panoplie. Le tout n’est pas vraiment de très bon go?t, je vous l’accorde, mais le voyage est un bonheur.
Si vous êtes une femme, vous avez une place assise assurée. Là-bas la galanterie n’est pas un concept en voie d’extinction. Un jour je suis montée avec une cousine, toutes les places étaient prises. Je vais pour me tenir à la barre la tête rentrée dans les épaules pour éviter qu’elle ne transperce le plafond, aussit?t un homme à la moustache bien garnie bondit de son siège et tire par le col le petit gar?on assis à c?té de lui. Cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivée, j’ai cru en pleurer.
Heureusement, le vent qui traverse les fenêtres à chaque accélération m’a noyée et a asséché mes yeux illico presto. Dire qu’à mon retour pour 500 euros le pass navigo je devrai me coltiner les grèves, le trajet debout et le chauffeur qui vous laisse courir derrière le bus… En attendant, à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, j’ai profité de quelques petits bonheurs, comme le brushing à 4 euros et les karpus (pastèques) à gogo… Mais aussi de quelques horreurs locales. Les Kara fatma en tête, ces bestioles noire corbeau, ressemblant aux cafards avec leurs longues carapaces de 3 cm. Cette année, nous avions une organisation sans faille. Chaque soir, une inspection méticuleuse de tous les recoins de notre chambre s’imposait avant extinction des feux. Puis en cas de trouvaille une bataille s’engageait entre les cousins pour décider à qui revenait la funèbre tache d’exterminer l’ennemi. J’ai magnifiquement réussie à esquiver mon tour.
Le sommeil, parlons en, il fait partie des douleurs estivales. Chez notre grand-mère, la brochette de cousins-cousines n’a pas le privilège des parents de dormir sur un lit. Pour nous, c’est étalage de d?sek (matelas faits maison) et dodo fa?on dortoir. Forcément, comme j’ai échappé à la corvée de génocide de Kara fatma, j’ai payé une facture nocturne : pas d’oreiller et pas le droit de choisir mon matelas. Du coup, j’ai eu le plaisir de dormir tout l’été entre deux d?sek qui s’écartent au fur et à mesure que les cousines s’étalent, soit un mois à ronfler la joue sur le carrelage.
Heureusement, à c?té de ?a j’ai aussi fait des choses normales comme traverser un pont au-dessus de l’eau qui bouge et auquel il manque deux lattes sur trois, vu quatre mariages par jours pendant un mois, fait dix allers-retours par jour pour aller chercher de l’eau en bouteille et éviter les désagréments intestinaux locaux. Si, si, je vous jure, j’ai passé de très bonnes vacances. A l’année prochaine… Ou pas.
montres hublot
Je suis méchante, Tunceli j’aime y passer l’été. D’ailleurs cette année c’était le grand luxe, j’ai échappé aux 19 heures de cars qui me font normalement parcourir Istanbul-Tunceli avec bien évidemment une gentille Nene (grand-mère) bien malade en voiture assise à mes c?tés. Soyons clairs, exit les palmiers et les plages de sable blanc. Izmir, Bodrum et Antalya, c’est toujours pas mon tour. Pour moi c’est plut?t les vacances à la Indiana Jones où t’as intérêt à préparer ta gourde. Quarante degrés, des montagnes asséchées à perte de vue, des inek (vaches) qui errent, et le va et vient des dolmus (mini-bus).
Ah, ces dolmus. Il y en a pour tous les go?ts. Pour 1 lira (50 centimes d’euro) vous en prenez plein les yeux et en plus celui-là il se la joue pas RATP, il s’arrête où vous voulez. Mon préféré, c’est celui que j’arrive à attraper pour aller à la piscine. Un modèle de déco absolu. La règle : plus il y a de couleurs mieux c’est. De l’extérieur, rien d’extraordinaire. Mais une fois la marche gravie, c’est le feu d’artifice. Et que j’te sors la moumoute teintée en vert fluo pour l’occasion. Et que j’t’en colle sur le tableau de bord, et que j’t’en remets un petit peu partout où je peux : le frein à main, le levier de vitesse. Mais attention, la teyze (tante) du s?f?r (chauffeur) ou sa anne (maman) a veillé à lui broder des pompons rose fluo. On en oublierait presque que la peau vient tout droit du mouton sacrifié à Düzgün Baba (lieu saint perché dans les montagnes de Tunceli où l’on fait des sacrifices) quelques jours plus t?t.
Mais c’est pas tout. Pour 1 lira il vous en faut plus. Alors les fausses fleurs tapissent les parois du bus. Pailletées, fluorescentes, tous les modèles sont en expo. Mais un dolmus qui se respecte n’est rien sans le fameux Nazar boncuk, l’?il bleu qui protège du mauvais ?il. Plaqué partout où c’est possible, vous êtes ainsi protégé. Et si la superstition persiste, pas de soucis, sur les portes arrières du mini-bus un ? Allah korusun ? (? Dieu vous protège ?) complète la panoplie. Le tout n’est pas vraiment de très bon go?t, je vous l’accorde, mais le voyage est un bonheur.
Si vous êtes une femme, vous avez une place assise assurée. Là-bas la galanterie n’est pas un concept en voie d’extinction. Un jour je suis montée avec une cousine, toutes les places étaient prises. Je vais pour me tenir à la barre la tête rentrée dans les épaules pour éviter qu’elle ne transperce le plafond, aussit?t un homme à la moustache bien garnie bondit de son siège et tire par le col le petit gar?on assis à c?té de lui. Cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivée, j’ai cru en pleurer.
Heureusement, le vent qui traverse les fenêtres à chaque accélération m’a noyée et a asséché mes yeux illico presto. Dire qu’à mon retour pour 500 euros le pass navigo je devrai me coltiner les grèves, le trajet debout et le chauffeur qui vous laisse courir derrière le bus… En attendant, à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, j’ai profité de quelques petits bonheurs, comme le brushing à 4 euros et les karpus (pastèques) à gogo… Mais aussi de quelques horreurs locales. Les Kara fatma en tête, ces bestioles noire corbeau, ressemblant aux cafards avec leurs longues carapaces de 3 cm. Cette année, nous avions une organisation sans faille. Chaque soir, une inspection méticuleuse de tous les recoins de notre chambre s’imposait avant extinction des feux. Puis en cas de trouvaille une bataille s’engageait entre les cousins pour décider à qui revenait la funèbre tache d’exterminer l’ennemi. J’ai magnifiquement réussie à esquiver mon tour.
Le sommeil, parlons en, il fait partie des douleurs estivales. Chez notre grand-mère, la brochette de cousins-cousines n’a pas le privilège des parents de dormir sur un lit. Pour nous, c’est étalage de d?sek (matelas faits maison) et dodo fa?on dortoir. Forcément, comme j’ai échappé à la corvée de génocide de Kara fatma, j’ai payé une facture nocturne : pas d’oreiller et pas le droit de choisir mon matelas. Du coup, j’ai eu le plaisir de dormir tout l’été entre deux d?sek qui s’écartent au fur et à mesure que les cousines s’étalent, soit un mois à ronfler la joue sur le carrelage.
Heureusement, à c?té de ?a j’ai aussi fait des choses normales comme traverser un pont au-dessus de l’eau qui bouge et auquel il manque deux lattes sur trois, vu quatre mariages par jours pendant un mois, fait dix allers-retours par jour pour aller chercher de l’eau en bouteille et éviter les désagréments intestinaux locaux. Si, si, je vous jure, j’ai passé de très bonnes vacances. A l’année prochaine… Ou pas.
montres hublot
lundi 4 avril 2011
Etre honnête, quelle épreuve !
Pour nous, la famille, les proches, c’est la routine : ni on vole, ni on ment, et ?a, trois cent soixante-cinq jours par an. Seulement parfois, il y a des sheitans à la croisée des chemins dont la seule raison d’être est de nous faire oublier notre code moral. La tentation de verser dans la petite délinquance est alors bien présente.
Venons-en aux faits. Du coté de Laumière, le long du canal de l’Ourcq, il y a un parc ouvert de jour comme de nuit. C’est là qu’on se rend quand les gosses deviennent incontr?lables en fin de journée. Vous savez, lorsqu’ils tournent en rond comme des animaux en cage dans l’appartement. Ils commencent par se chamailler pour une broutille avant d’en venir aux mains. Ce samedi soir (il y a quelques semaines de cela), ?a fait bien deux heures que nos petits jouent pendant que nous, mamans, discutons sur banc. A 22 heures, on décide de lever le camp.
C’est alors qu’un homme typé fran?ais de souche, la trentaine, que nous n’avions pas remarqué jusque-là, nous fait des signes. Mais qu’est-ce qu’il nous veut, celui-là ? Il tient un VTT à la main. Il insiste, me hèle : ? Madame, s’il vous pla?t ! ? Alors que mon esprit dit ? P… de m…, il va pas me lacher, ce tocard ?, ma voix répond ? oui ? ?. Encore un qui veut me gratter des euros.
Ce n’est pas tout à fait ?a : il me propose de lui acheter son vélo. Je lui dis ? combien ? ?, il me dit ? 40 ?. Je lui réponds ? j’en ai déjà un ?, même si c’est clair que c’est une bonne affaire, vu l’état neuf de son vélo. N’ayant pas mon sac sur moi, je lui dis que je ne peux rien faire pour lui, tout en le saluant rapidement. Je réalise vite que ce loulou-là est un toxico qui vient apparemment de voler un VTT à deux pas d’ici – il cherche à nous le refourguer dans la foulée.
Perso, je n’ai pas envie de marcher en tenant un vélo volé dix minutes plus t?t. Son propriétaire doit être en train de le chercher. Et puis, ce serait du recel et moi, je ne mange pas de ce pain là. On commence donc à rentrer tranquillement ma petite famille et moi, quand 100 mètres plus loin, il rapplique. Il me dit qu’il aime bien ma tête et sent que je suis ? cool ?. Pfff…
Alors il me tend le vélo et me dit : ? Tenez, madame, gardez-le, c’est pas grave, prenez mon numéro et si vous arrivez à le vendre vous m’en donnez 20 euros, je vous fais confiance. ? A ce moment là, les six enfants et mes deux voisines me regardent fixement. Elles attendent ma réaction. J’ai intérêt à faire gaffe à ce que je vais dire. Je suis sensée montrer l’exemple, ma décision est cruciale…
Pour tout vous dire, il ne m’a pas fallu 20 ans pour lui donner une réponse. Il se faisait tard, alors, face à l’insistance de cet inconnu, j’ai fini par accepter le deal. Après avoir noté son numéro, je me suis emparée du vélo devant six paires d’yeux qui n’en perdaient pas une. J’ai d? broder un peu après pour expliquer aux enfants la situation mais j’ai réussi à contourner les questions gênantes, du genre ? c’est vrai qu’il l’a volé, le vélo, le monsieur ? ?.
C’est un jeune titi du quartier qui a bien voulu m’en débarrasser. Gracieusement. Il s’en sert pour aller au travail. Depuis, il ne fraude plus le métro.
montre iwc
Venons-en aux faits. Du coté de Laumière, le long du canal de l’Ourcq, il y a un parc ouvert de jour comme de nuit. C’est là qu’on se rend quand les gosses deviennent incontr?lables en fin de journée. Vous savez, lorsqu’ils tournent en rond comme des animaux en cage dans l’appartement. Ils commencent par se chamailler pour une broutille avant d’en venir aux mains. Ce samedi soir (il y a quelques semaines de cela), ?a fait bien deux heures que nos petits jouent pendant que nous, mamans, discutons sur banc. A 22 heures, on décide de lever le camp.
C’est alors qu’un homme typé fran?ais de souche, la trentaine, que nous n’avions pas remarqué jusque-là, nous fait des signes. Mais qu’est-ce qu’il nous veut, celui-là ? Il tient un VTT à la main. Il insiste, me hèle : ? Madame, s’il vous pla?t ! ? Alors que mon esprit dit ? P… de m…, il va pas me lacher, ce tocard ?, ma voix répond ? oui ? ?. Encore un qui veut me gratter des euros.
Ce n’est pas tout à fait ?a : il me propose de lui acheter son vélo. Je lui dis ? combien ? ?, il me dit ? 40 ?. Je lui réponds ? j’en ai déjà un ?, même si c’est clair que c’est une bonne affaire, vu l’état neuf de son vélo. N’ayant pas mon sac sur moi, je lui dis que je ne peux rien faire pour lui, tout en le saluant rapidement. Je réalise vite que ce loulou-là est un toxico qui vient apparemment de voler un VTT à deux pas d’ici – il cherche à nous le refourguer dans la foulée.
Perso, je n’ai pas envie de marcher en tenant un vélo volé dix minutes plus t?t. Son propriétaire doit être en train de le chercher. Et puis, ce serait du recel et moi, je ne mange pas de ce pain là. On commence donc à rentrer tranquillement ma petite famille et moi, quand 100 mètres plus loin, il rapplique. Il me dit qu’il aime bien ma tête et sent que je suis ? cool ?. Pfff…
Alors il me tend le vélo et me dit : ? Tenez, madame, gardez-le, c’est pas grave, prenez mon numéro et si vous arrivez à le vendre vous m’en donnez 20 euros, je vous fais confiance. ? A ce moment là, les six enfants et mes deux voisines me regardent fixement. Elles attendent ma réaction. J’ai intérêt à faire gaffe à ce que je vais dire. Je suis sensée montrer l’exemple, ma décision est cruciale…
Pour tout vous dire, il ne m’a pas fallu 20 ans pour lui donner une réponse. Il se faisait tard, alors, face à l’insistance de cet inconnu, j’ai fini par accepter le deal. Après avoir noté son numéro, je me suis emparée du vélo devant six paires d’yeux qui n’en perdaient pas une. J’ai d? broder un peu après pour expliquer aux enfants la situation mais j’ai réussi à contourner les questions gênantes, du genre ? c’est vrai qu’il l’a volé, le vélo, le monsieur ? ?.
C’est un jeune titi du quartier qui a bien voulu m’en débarrasser. Gracieusement. Il s’en sert pour aller au travail. Depuis, il ne fraude plus le métro.
montre iwc
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